Travailler en open-space : comment accompagner les équipes ?

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Passer d’une organisation en bureau fermé en open space peut déstabiliser plus d’un collaborateur. Travailler en open space véhicule des a priori et des freins.La clé : accompagner les collaborateurs et soigner leur confort, autant que possible.

Le confort sonore est une composante essentielle du bien-être des collaborateurs.

Retour d’expériences de Fabienne Chapuzet, directrice du Projet Immobilier Orange 3 massifs à Meylan.

Un nouveau bâtiment pour les équipes d’Orange Innovation et d’Orange France

Orange a déménagé ses équipes vers un bâtiment neuf suite à la fin d’un bail d’un site vieux de 40 ans sur Meylan.

Parmi les contraintes du projet :

  • Une enveloppe budgétaire limitée
  • Un bâtiment de 10 000 m2, sur plusieurs étages, disposés en L ou en E, pour 550 collaborateurs.
  • Les espaces de travail rassemblent entre 25 et 40 personnes.

Travailler en open-space : les enjeux

« Accompagner la transition d’une organisation en bureau à un espace ouvert pour tous est essentiel : en effet, l’open space véhicule immanquablement des a priori et des non-dits.
Nous souhaitons apporter le maximum de bien-être à nos équipes. Dans ce bâtiment, plusieurs axes sont à prendre en compte, notamment, la lumière, la température et le bruit.
D’après nous, le bruit est une composante essentielle du confort des collaborateurs. De plus, en tant que locataires du bâtiment, c’est le seul axe sur lequel nous pouvons réellement agir.» explique Fabienne Chapuzet, directrice du Projet Immobilier Orange 3 massifs à Meylan.

Le déroulé du projet

1 – Dans un premier temps, des ateliers ont été organisés avec les collaborateurs pour décider collectivement des aménagements envisagés.

« L’accompagnement de Continuum nous a apporté un gain indéniable pour préciser l’aménagement, notamment à travers :

  • la lecture sur plans effectuée avant travaux et avant la finalisation du travail avec les collaborateurs
  • l’écoute usagers et la compréhension de leurs métiers et du déroulé de leurs journées types

Continuum est la seule entreprise à appuyer ses préconisations sur le ressenti des collaborateurs, en plus de mesures acoustiques. » souligne Fabienne Chapuzet

2 – Six semaines après l’installation des collaborateurs, nous avons proposé une session d’acculturation sur l’acoustique avec Continuum afin d’écouter leurs premiers ressentis, lever d’éventuels a priori et remettre en perspective les conseils d’organisation et de vie dans les espaces.  

« L’intervention de Continuum a apporté beaucoup de sens et de profondeur à notre démarche : elle a permis de mettre à plat la nouvelle organisation avec des explications concrètes et des pistes à mettre en œuvre.

Les collaborateurs ont aisément compris les méfaits des fréquences basses et l’intérêt d’un équilibre sonore naturel, tant au niveau niveau professionnel que personnel. » commente Fabienne Chapuzet

Quelques pistes pour travailler en open-space

Le 0 bruit est déstabilisant pour l’humain

Dans un espace commun, porter des casques antibruit n’est pas une solution : il existe des bulles pour s’isoler : petite salle d’1, 2 ou 3 personnes, elles sont totalement équipées pour mener des réunions de manière confortable.

L’importance des règles de vie : mener des réunions et des conversations téléphoniques dans les espaces dédiés ! Par exemple, si j’échange beaucoup au téléphone et que je fais du bruit, je choisis le bon emplacement.

Travailler en open-space : les bénéfices

« Les espaces ouverts apportent bon nombre d’avantages si on sait les utiliser.
Aujourd’hui, sur notre site de Meylan, les collaborateurs alternent entre télétravail et travail sur site.
Fédérer le collectif au niveau du groupe, de l’équipe et de l’informel est alors un enjeu essentiel. Les espaces ouverts offrent la possibilité de travailler en étant intégré au sein du groupe, sans être  isolé.
Il ne s’agit pas de faire coller ses habitudes de travail d’autrefois avec le nouveau bâtiment, mais bien de remettre tout à plat et d’organiser sa semaine de travail, en fonction de son lieu de travail et des moments de collaboration avec l’équipe et l’environnement plus large.
Une adaptation du télétravail est probablement nécessaire pour le repenser sans saborder son confort individuel, mais pour gagner en confort collectif dans l’intérêt de tous.
Cela invite à construire ensemble des manières de faire pour équilibrer la vie du site sur toute la semaine
Elles se feront par étapes et dans le temps. » éclaire Fabienne Chapuzet

Ce que nous avons apprécié dans ce projet acoustique mené avec Continuum

« Un projet mêlant immobilier et qualité de vie au travail apporte de la profondeur au projet d’entreprise.
Continuum était à nos côtés pendant les différentes temporalités du projet et à l’usage : sur les plans, sur l’installation, bien sûr, et également à l’usage, pour accompagner nos collaborateurs. Avec la volonté de faire des lieux de travail, des espaces confortables et propices au bien-être.
 
L’entreprise s’est acculturée à notre projet d’entreprise en même temps qu’elle a acculturé les collaborateurs d’Orange à ses connaissances sur l’équilibre sonore naturel.
Une telle collaboration dépasse le mode client fournisseur : elle nous apporte un confort d’accompagnement que nous n’avons pas forcément rencontré par ailleurs.
La prochaine étape : partager ces notions sur le bruit avec nos équipes en charge de la qualité de vie, dont les médecins du travail et les préventeurs. » 
 
Merci à Fabienne Chapuzet pour sa finesse d’analyse sur les enjeux de ce nouveau mode de travail !

 

Réussir l’insertion professionnelle grâce à la confection de housses pour solutions acoustiques

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Accompagner l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi est une action à laquelle nous souhaitons contribuer, au sein de Continuum.

Depuis 1992, la régie de quartier EUREQUA développe des actions de lien social et en faveur de l’emploi dans le 8e arrondissement de Lyon. Elle encadre entre autres, l’atelier de couture Zig-Zag. C’est à lui que, depuis 2017, nous confions la couture des housses de finition de nos solutions acoustiques.

« Le partenariat avec Continuum nous a fait faire un bond en termes de diversification de nos activités et volume de production. L’apport en chiffre d’affaires est évidemment très profitable : il nous a permis d’assurer le maintien des emplois. » se réjouit Nathalie GILET, directrice de la régie de quartiers EUREQUA

Découvrez l’histoire d’un partenariat profitable

En chiffres

  • nb d’heures d’insertion : environ 14 000 heures / an
  • un taux de retour à l’emploi ou d’accès à la formation qualifiante de plus de 75%

Un partenariat avec Continuum qui fait grandir

« Le partenariat avec Continuum nous a fait faire un bond en termes de diversification de nos activités et volume de production. C’est une belle opportunité que nous avons eue via notre fournisseur textile Sotexpro.
Pour bien comprendre l’élan apporté, il faut savoir qu’auparavant, la production de l’atelier se concentrait sur la fabrication de rideaux pour les écoles de la Ville de Lyon, ainsi que quelques commandes ponctuelles pour des bibliothèques, théâtres et petits créateurs. Elle était discontinue.

En travaillant avec Continuum, l’activité est passée d’une logique « occupationnelle » à une production professionnelle. Ceci est bénéfique pour l’insertion des apprenantes, avec des exigences au plus près de la réalité d’une entreprise classique. 

Nous avons appris à produire en série avec un rythme soutenu, mettre en place des contrôles qualité, à respecter des délais de livraison.

L’apport en chiffre d’affaires est évidemment très profitable : il nous a permis d’assurer le maintien des emplois. » souligne Nathalie GILET, directrice de la régie de quartiers EUREQUA.

L’atelier-insertion de confection textile Zig-Zag

Créé depuis plus de 20 ans, l’atelier Zig-Zag accueille chaque année une vingtaine de femmes éloignées de l’emploi, cumulant des difficultés sociales, économiques, linguistiques et d’isolement.
L’atelier compte 14 postes de couturières.

Les femmes travaillent à temps partiel, 20h/semaine. La production s’effectue du lundi au jeudi en en demi-groupe : 7 personnes le matin et 7 l’après-midi.
Le vendredi matin est consacré aux actions collectives ayant pour objectif la levée des freins périphériques à l’emploi : gestion budgétaire, santé, mobilité,… et l’ouverture sur l’environnement extérieur : accès à la culture notamment.

En plus d’un emploi à temps partiel, la structure les accompagne à la définition d’un projet professionnel, ainsi que dans leurs démarches pour une réinsertion durable dans la vie active, avec, entre autres, des formations en français.

Leur parcours au sein de l’atelier dure en moyenne un an. À l’issue, les femmes accèdent à un emploi ou s’orientent vers une formation qualifiante sur le métier choisi.

Le renouvellement des équipes est donc constant.

La confection des housses pour une insertion réussie

L’objectif de cette mise en activité n’est pas de les former professionnellement à la couture, mais de les insérer dans le monde professionnel. Et de leur apprendre un savoir-être et des réflexes transposables à d’autres métiers.

Confectionner des housses est vraiment pertinent en termes d’insertion : la couture pour l’ameublement est accessible, rapide à apprendre et facile à réaliser. Pas de mises en difficulté pour elles ! Le temps de formation est progressif.

La confection des housses est répartie sur plusieurs personnes, en fonction de leur rapidité d’apprentissage et des compétences acquises.

Il y a une diversité pour la production de Continuum, certains gabarits de panneaux exigent parfois plus de technicité que d’autres.

La régie de quartier EUREQUA

EUREQUA est une régie de quartier. Cette association met en place des actions en faveur de l’emploi et des actions de lien social à destination des habitants des quartiers sensibles du 8e arrondissement, depuis plus de 30 ans. Progressivement, son champ d’action s’est étendu à l’ensemble de la ville de Lyon. Pour accompagner les publics vers une insertion durable sur le marché de l’emploi, elle propose des activités de confection-textile, de bâtiment second oeuvre ainsi que de nettoyage de locaux et propreté urbaine.

En savoir plus : visiter le site EUREQUA

Le bruit, une composante de l’apprentissage scolaire

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Non, le silence n’est pas obligatoire pour apprendre ! La représentation traditionnelle des élèves qui écoutent le maître dans le calme, c’est fini !

Aujourd’hui, les séquences de pédagogies actives alternent mobilité, interactions et moments plus calmes.  
Tout ceci entraîne des variations du volume sonore de la classe avec lesquels l’enseignant doit composer et apprendre à réguler.

Le point sur la situation avec Edwige Coureau-Falquerho, Chargée de veille et de projets chez Institut Français de l’Education – ENS de Lyon

Comprendre les séquences pédagogiques

La régulation du volume sonore est liée aux différentes formes et pratiques pédagogiques.

Les séances de pédagogies actives alternent :

  • un travail actif et collaboratif durant lequel les élèves travaillent ensemble
  • des actes d’enseignement précis tels que transmettre une consigne, synthétiser ou reformuler, moments durant lesquels les élèves sont immobiles et concentrés.

Un cadre sonore

Il s’agit d’établir un cadre de volume sonore qui s’adapte aux situations. Il implique, suivant les moments, la possibilité de faire du bruit ou non. Cette gestion du bruit relève d’une responsabilité partagée enseignant et élève.

Mettre en place un cadre sonore vise à ne pas vivre le bruit comme une pollution, mais comme participant à la situation didactique.

À certains moments, le bruit peut être un vecteur d’apprentissage voire un signe d’engagement dans l’apprentissage. À d’autres, c’est un distracteur attentionnel.

Il faut penser la possibilité de s’extraire d’une séquence ou d’une interaction orale.

Comprendre le fonctionnement du cerveau face au bruit

L’enseignant doit être formé et conscient des mécanismes de concentration.

Tout ceci soulève la question des sensibilités individuelles au bruit.
Effectivement, pour certains, moins sensibles au brouhaha, celui-ci ne provoque aucune gêne, voire même préserve la concentration. Tandis que d’autres peuvent être perturbés par le bruit dans une situation d’apprentissage.

Le confort acoustique dans les établissements scolaires

Une attention de plus en plus forte est portée au confort acoustique dans les établissements scolaires. L’objectif est de dimensionner les investissements acoustiques au juste besoin en s’appuyant, par activités d’apprentissage, sur une analyse des comportements à favoriser, des usages et des espaces dédiés. 

Le flux sonore varie en fonction des usages réels, qui sont parfois différents de ceux imaginés.

Cette démarche implique de différencier les espaces suivant les usages : salle de classe, CDI, couloir, salle de travail en autonomie.

Le bruit et l’ambiance sonore témoignent d’un ressenti du climat scolaire. Par exemple, le bruit peut indiquer une difficulté : une classe en pagaille, etc. ou au contraire un engagement dans l’apprentissage ou les activités pédagogiques. Par essence, un établissement scolaire est vivant, donc animé.

S’offrir des moments de récupération

Comme le souligne Franck Fumey, le bruit est une question de sensibilité individuelle. En revanche, le point commun, c’est l’accumulation et la saturation auditive sur une journée en fonction des situations. Ceci a un impact sur la performance intellectuelle.
Les points d’attention :

  • traiter les espaces individuellement en fonction de leurs enjeux
  • réfléchir en termes d’ambiance sonore et de confort acoustique plus qu’en termes d’équipement

Pour une pédagogie plus active

Il est nécessaire de dépasser une vision dans laquelle le bruit est un perturbateur, pour envisager la perception sonore comme un atout dans la pratique pédagogique et dans le bon fonctionnement d’un établissement scolaire.

Tout un volet de réflexion s’ouvre pour définir des situations durant lesquelles le bruit a toute sa place et comment les articuler avec des mécanismes d‘apprentissage

À l’échelle d’un établissement scolaire, ceci va avoir un impact sur sa conception et sa rénovation. Penser le réaménagement des espaces vise à atteindre idéalement un équilibre sonore naturel.

Cet équilibre sonore est un paramètre à approfondir au-delà de la réglementation en vigueur pour contribuer à une pédagogie plus active.

Ces réflexions font suite à un atelier tenu en mai 2021, sur la régulation du bruit dans les établissements scolaires. Son objectif : croiser des points de vue et des expertises allant des conditions de travail et d’apprentissage aux dimensions techniques.

Plusieurs experts ont participé à cet échange ;

  • Caroline Aiello-Brottet, enseignante en SVT
  • Sylvain Connac, enseignant-chercheur en sciences de l’éducation
  • Edwige Coureau-Falquerho, Chargée de veille et de projets chez Institut Français de l’Education – ENS de Lyon
  • Franck Fumey, dirigeant-fondateur de Continuum solutions acoustiques
  • Véronique Richalet, directrice de projet Innovation et Performance au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes
  • Pierre Ronchail, proviseur du lycée Dr Charles Mérieux

Mieux comprendre gêne sonore et fatigue auditive

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Identifier et quantifier la gêne sonore et la fatigue auditive, c’est possible. Au sein de notre laboratoire acoustique, nous continuons de structurer un processus d’identification et de quantification. 

“L’être humain ne recherche plus seulement la survie, mais le bien-être ”

Antonio Damasio

Différentes cultures du bruit coexistent selon le pays, et déjà en Europe, les sensibilités diffèrent. Ce qui confirme l’importance de porter le regard sur la perception individuelle et non pas uniquement sur le niveau sonore.

Pour aller plus loin, au sein du laboratoire acoustique de Continuum – Marmonier, nous sommes intimement convaincus que c’est une approche neuroscientifique qui peut rendre compte des états de gêne et de fatigue provoqués par le bruit.
Car, la physique de l’acoustique – seule – n’est pas suffisante pour rendre compte du ressenti humain lié aux différents stimuli sonores.

Que ressentons-nous vraiment ?

Eh bien justement, nous ne ressentons pas vraiment l’impact dans la durée de certaines fréquences.

Mieux comprendre la gêne liée aux basses fréquences

Prenons l’exemple d’une climatisation : les basses fréquences sont bien là, sans spontanément savoir d’où elles émanent. Insidieuses, omniprésentes, elles produisent un bourdonnement que notre oreille accumule à son insu.

Ces basses fréquences ont un impact fort sur notre attention, notre concentration, notre fatigue. C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs années, nous sommes focalisés sur le sujet.

Mieux comprendre au côté des usagers la propagation et les effets secondaires des basses fréquences

Dans la suite de l’étude clinique publiée en 2019, Edmond Bennarous, directeur scientifique de Continuum/Marmonier, continue de structurer un processus d’identification et de quantification de la gêne sonore et de la fatigue auditive.

Le processus permet de :

  • définir la nuisance acoustique en fonction de la perception personnelle
  • puis de déterminer le critère de saturation neuronale qui entraîne la fatigue acoustique.

Cette combinaison des perceptions physiques et des ressentis humains ouvre de nouvelles voies. Elles permettent de combattre la pollution sonore pour instaurer un équilibre sonore naturel. 

« Un esprit sain dans un corps sain »… à commencer par nos oreilles.

L’ingéniosité de ce processus est à découvrir dans notre espace sensoriel, lors des petits déj Continuum, les jeudis matins, 2 fois /mois.

Une autre date vous arrange ? contactez-nous

Adapter l’atmosphère sonore d’un espace de vie à ses activités et à ses usagers devient un levier inédit de mieux-être individuel pour un mieux-vivre ensemble : une garantie de performance globale pour l’entreprise.

Et on vous le prouve !

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L’innovation sonore, le point de vue de Paul Rivier

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Au sein de Continuum, nous sommes persuadés que la pollution sonore et son pendant positif, l’équilibre sonore naturel, sont des enjeux de santé publique.

Comment amener davantage de personnes à cette prise de conscience alors que le grand paradoxe du bruit est d’être une gêne génératrice de fatigue méconnue ?

Pour réfléchir sur le sujet, nous avons échangé sur le sujet avec Paul Rivier[1].
Inventeur de produits atypiques, cet ancien dirigeant de Tefal, Calor puis Seb, est spécialisé en innovation utile.
Sa méthode, en tant que co fondateur de la chaire TMCI – Théorie et Méthodes de la Conception Innovante, aux MINES ParisTech – : observer l’individu, revenir aux sources et étudier les signaux faibles, pour comprendre les besoins émergents.

Il nous partage son regard pour une véritable innovation sonore. Découvrez son interview.

[1] « Cet ancien ouvrier a déjà doublé les effectifs de Téfal en convainquant le personnel d’imaginer des solutions pour réduire la part de travail dans chaque produit. » L’Usine Nouvelle,‎ 8 décembre 1994. Cette intégration sociale a été poursuivi précise Paul.

Le paradoxe de la pollution sonore

Paul Rivier :

« Pour comprendre le futur, il faut également se pencher sur le passé lointain. Il contribue à consolider des réponses, des probabilités d’innovation et de guider vers les directions à prendre.

Historiquement, il y a un décalage entre les sens et les agressions que les personnes subissent – gazeuse, visuelle, sonore –, décalage qui n’est pas assez pris en compte jusqu’à présent

Sans en recevoir le qualificatif, l’ouïe est un sens premier au même titre que la vue, la mobilité ou la respiration. Pourtant, l’environnement gazeux ou le silence naturel ont la même importance dans l’équilibre humain.

Voir, se déplacer sont des activités humaines majeures aussi indispensables que décrypter des messages phoniques. Or, dans l’ordre de préoccupation, être aveugle ou en fauteuil est perçu comme pire que d’être malentendant.
Pour autant, mal entendre entraîne des problèmes, à la fois conscients et inconscients. Surtout que l’homme prend conscience de l’agression du bruit, après coup, en retrouvant un environnement sonore apaisé.

Une partie de la réponse pour faire prendre conscience de cette gêne sonore serait de mener les gens vers une situation d’« amortissement » sonore ».
Ils bénéficieraient alors de toutes leurs capacités auditives dans une situation de calme. Ils expérimenteraient ainsi comment l’équilibre sonore permet de mieux vivre, mieux ressentir, mieux penser.

Tant le silence naturel n’a pas été expérimenté, il est impossible de percevoir ce que l’on perd. « 

La conception innovante

Paul Rivier :

« De mon point de vue, toute stratégie d’innovation efficace pour l’humain repose notamment sur l’observation de l’individu, dans son quotidien.

D’ailleurs, c’est ce que fait Continuum, en proposant des solutions acoustiques qui réduisent la pollution sonore et assurent son opposé, l’équilibre sonore naturel.

Pour une vraie innovation sonore : étudions la relation de l’individu avec son environnement et imaginons comment l’améliorer.
Dans nos sociétés actuelles caractérisées par une densité de l’activité, par un stress des notifications constantes des smartphones et des ordinateurs, il est salutaire pour l’homme de s’isoler dans un espace calme, intime, dans lequel se retrouver, se recentrer. « 

L’innovation sonore

Paul Rivier :

« Revenons aux origines : primitivement, les agressions sonores n’existaient pas.
En revanche, la lumière du jour était présente. C’est pour s’en protéger que les paupières se rabattent, tant chez l’animal que l’homme.
Voici une solution physique pour atteindre l’obscurité (sauf en cas de forte lumière).

Côté oreille, nous n’avons rien pour nous protéger du son. Bien sûr, le tympan est situé au fond du conduit auditif. Mais, le corps humain reçoit, perçoit des sons autrement que par l’oreille : pensons, par exemple, aux vibrations d’un orgue, que l’on ressent physiquement.

Penser résoudre les problèmes du son par les bouchons d’oreille, par exemple, est une solution trop superficielle, qui ne traite pas l’ensemble.
Les bouchons d’oreille sont très inconfortables dans la durée.
Et surtout, ils altèrent le ton de la voix et le son entendu.

Poursuivons l’exemple avec une chambre anéchoïde : c’est un espace qui coupe la réverbération. Un tel espace change la couleur du son : il amortit l‘écho et modifie le son émis et envoyé dans l’organisme. Si l’on se déplace, les bruits de pas sont inaudibles, votre corps n’entend pas.
L’absence de pression sonore déséquilibre et fatigue l’organisme : il est d’ailleurs déconseillé de rester trop longtemps dans un tel lieu. « 

L’équilibre sonore naturel

Paul Rivier :

« L’approche de Continuum de traiter l’environnement est novatrice.
La fatigue sonore ne se traite pas dans l’individu, mais à l’extérieur : en effet, ce n’est pas une habitude, mais une loi physique.
Traiter l’environnement permet à l’individu d’être en pleine possession de ses moyens, sans être coupé du monde.
Couper le son, c’est couper un moyen de communication. C’est le bruit qu’il faut traiter en l’abaissant, pour atteindre un équilibre.

Le traitement des solutions acoustiques Continuum respecte l’équilibre entre le son émis et celui qui est reçu par le corps, sans ni ne le modifier ni l’altérer. Il est naturel : on continue de recevoir et d’émettre du son, mais différemment.
Tandis que les bouchons d’oreille cloisonnent chacun dans son individualité, les solutions Continuum permettent à chacun de connecter son intériorité dans le but de mieux communiquer avec l’autre.

Effectivement, cela peut s’apparenter à un état naturel, dans lequel la parole n’est pas altérée.

Les solutions acoustiques Continuum sont essentielles : elles font partie d’un progrès nécessaire à l’humanité. Je suis d’autant plus touché par cette entreprise, car elle est dirigée dans une vision humaniste. «