Bruit en open space : conséquences sur la santé et solutions

travailler open space accompagner equipes

En France, 62 % des actifs se déclarent gênés par le bruit sur leur lieu de travail, soit une augmentation de 10 points en un an. Dans les bureaux ouverts, la situation est encore plus critique : 74 % des employés en open space ou en bureau partagé subissent des nuisances sonores qui perturbent leur qualité de vie au travail. Or, le bruit en open space n’est pas qu’un simple désagrément passager. Il affecte la santé physique et mentale, dégrade la productivité et génère un coût économique considérable pour les entreprises françaises. Comprendre les mécanismes de gestion du bruit, identifier les sources de bruit ambiant et mettre en place des actions de prévention devient dès lors un enjeu stratégique pour toute organisation soucieuse du bien-être de ses collaborateurs.

Sommaire

Un phénomène massif dans les entreprises françaises

Selon une enquête Ifop pour l’Association nationale de l’Audition, 74 % des salariés en open space déclarent être gênés par le bruit, contre 42 % en bureau individuel fermé.

Les sources de nuisance sont multiples : conversations entre collègues, sonneries de téléphone, bruits de clavier, déplacements dans les couloirs, équipements partagés comme les imprimantes… Les conversations intelligibles restent cependant la gêne la plus intensément perçue. Le cerveau humain ne peut pas ignorer une phrase entendue clairement, même lorsqu’elle ne lui est pas destinée.

Les conséquences mesurées sur la santé des salariés

Plus on est gêné par le bruit, plus on rapporte des effets sur la santé. 73 % des actifs déclarent au moins une répercussion sur leur santé (dont 52 % une répercussion sur leur santé auditive). Les symptômes les plus fréquemment rapportés par les salariés exposés sont :

  • Fatigue (59 %)
  • Difficultés de concentration (56 %)
  • Stress (50 %)
  • Gêne auditive / compréhension de la parole (45 %)
  • Troubles du sommeil et acouphènes (35 % chacun)
  • Surdités (29 %)
  • Souffrance psychologique (35 %)
  • Hypertension (27 %)

 

Par ailleurs, les salariés en open space s’absentent davantage pour raisons médicales (34 % contre 27 % en bureau classique), souffrent plus fréquemment de douleurs physiques et sont un peu plus nombreux à avoir un risque élevé de dépression. Ce constat, établi par la Dares dans une étude publiée en décembre 2023, montre que la gêne sonore n’est pas un simple inconfort. C’est un facteur de risque professionnel à part entière.

Un coût économique considérable pour les entreprises

Le bruit en open space ne pèse pas uniquement sur la santé. Il représente aussi un gouffre financier. Le rapport d’expertise de Santé Publique France estime le coût économique du bruit en entreprise, en termes de perte de productivité, absentéisme et désengagement, à plus de 19 milliards d’euros par an.

À l’échelle nationale, une étude commandée par l’ADEME estime à 147 milliards d’euros par an le coût social des pollutions sonores, tous secteurs confondus. Ce chiffre englobe les troubles et maladies associées, la perte de productivité et la baisse du prix de l’immobilier.

Sur le terrain, les pertes se matérialisent concrètement. Les salariés gênés perdent en moyenne 30 minutes de productivité par jour. Rien d’étonnant quand on sait qu’un salarié interrompu met en moyenne 23 minutes à retrouver son niveau de concentration initial, selon les travaux de la chercheuse Gloria Mark (Université de Californie).

Le désengagement constitue un autre coût, moins visible mais tout aussi réel. 64 % des salariés exposés au bruit au travail sont à risque élevé de burn-out selon le baromètre Ifop-ANA de 2024. Cette donnée devrait alerter les directions RH : un environnement sonore dégradé accélère le turnover et complique la fidélisation des talents.

Les niveaux sonores : ce que dit la réglementation

La norme NF ISO 22955, dédiée à la qualité acoustique des espaces de bureaux ouverts, fournit un cadre de référence. Elle recommande des valeurs cibles entre 40 et 55 dB(A) selon le type d’activité exercée. En réalité, ces seuils sont très vite dépassés dans la plupart des open spaces.

Cette norme s’articule autour de trois leviers de performance acoustique :

  1. Réduction du niveau sonore ambiant
  2. Préservation de la confidentialité des échanges
  3. Limitation de la propagation des ondes sonores pour permettre des échanges sans déranger le voisinage

 

L’INRS recommande également l’utilisation du questionnaire GABO (Gêne Acoustique dans les Bureaux Ouverts), développé avec l’INSA de Lyon. Cet outil permet de recueillir le ressenti des salariés et d’objectiver leur perception du bruit en open space. Il constitue un point de départ essentiel avant toute intervention.

La norme NF X 35-102 fixe pour sa part des recommandations sur les surfaces de travail. En dessous de 11 m² par poste, les plaintes liées au bruit et au manque d’espace explosent. Un minimum de 10 m² par occupant est recommandé, ce qui est rarement respecté dans les aménagements actuels.

Le diagnostic acoustique : une étape incontournable

Avant d’investir dans des solutions, il est indispensable de comprendre la nature et l’origine des nuisances. Pour cause, chaque espace de travail possède ses propres caractéristiques architecturales, ses sources de bruit spécifiques et ses contraintes d’usage.

Un diagnostic acoustique rigoureux permet d’identifier les zones critiques, de mesurer les niveaux sonores réels et de cartographier la propagation du bruit. Cette analyse objective évite les investissements mal ciblés et garantit l’efficacité des solutions déployées. Chez Continuum, ce diagnostic peut se faire sur site ou à distance via des logiciels acoustiques dédiés qui modélisent le comportement sonore de l’espace et orientent le plan d’implantation.

Agir à la source : les solutions d’aménagement acoustique

La première démarche consiste à agir sur la source du bruit en open space et sur sa propagation dans l’espace. Plusieurs leviers complémentaires permettent de transformer un plateau bruyant en environnement de travail serein.

Le traitement absorbant des surfaces

Les panneaux acoustiques muraux et les baffles suspendues au plafond réduisent la réverbération du son. Dans un local non traité, le bruit se réfléchit sur les parois dures (murs, sols, plafonds), amplifiant le niveau sonore perçu. Les solutions proposées par Continuum vont plus loin qu’un simple traitement décoratif. Leur technologie brevetée permet une absorption large bande, y compris sur les basses fréquences (souvent ignorées par les solutions classiques).

Concrètement, cela signifie une :

  • réduction de la réverbération dès les premières installations
  • diminution du bruit de fond global sans effet « étouffé »
  • amélioration nette de l’intelligibilité de la parole

Le cloisonnement intelligent de l’espace

Structurer l’open space en zones fonctionnelles est essentiel. Les espaces bruyants (zones de collaboration, coins café, échanges rapides) doivent être physiquement séparés des zones de concentration. Sans cette organisation, le bruit en open space circule librement et perturbe l’ensemble des collaborateurs.

Les cloisonnettes de bureau et les claustras mobiles constituent ici une solution simple et efficace. Les premières, installées directement entre les postes, permettent de limiter la propagation des conversations tout en préservant la proximité entre les équipes. Quant aux seconds, ils offrent davantage de flexibilité. Faciles à déplacer, ils permettent de reconfigurer l’espace selon les besoins (réunions, pics d’activité, réorganisation).

Étude de cas : accompagner la transition vers l’open space chez Orange

Lors du regroupement de 550 collaborateurs sur un site de 10 000 m² à Meylan, les équipes d’Orange ont dû accompagner une transition sensible : passer de bureaux fermés à un open space partagé par 40 personnes. Pour répondre aux enjeux de confort acoustique, l’approche mise en place par Continuum s’est distinguée par une méthodologie centrée sur l’humain.

En amont, des ateliers collaboratifs ont permis d’impliquer les équipes dans la conception des espaces, complétés par une analyse fine des usages et des besoins métiers. Autrement dit, Continuum a croisé ressenti terrain et mesures acoustiques.

Six semaines après l’installation, une session d’acculturation sur l’acoustique a été proposée aux collaborateurs afin d’écouter leurs premiers ressentis et de lever d’éventuels a priori. Résultat : une meilleure appropriation des espaces, une prise de conscience de l’impact du bruit et un environnement de travail perçu comme plus équilibré au quotidien.

Continuum était à nos côtés pendant les différentes temporalités du projet. Sur les plans et sur l’installation bien sûr, mais également à l’usage pour accompagner nos collaborateurs. Avec la volonté de faire des lieux de travail, des espaces confortables et propices au bien-être. Une telle collaboration dépasse le mode client fournisseur : elle nous apporte un confort d’accompagnement que nous n’avons pas forcément rencontré ailleurs.

Fabienne Chapuzet, directrice du Projet Immobilier Orange 3 massifs à Meylan 

Protéger la santé : un investissement, pas une dépense

Les données scientifiques sont sans ambiguïté. Des liens ont été établis entre l’exposition au bruit et l’apparition de perturbations du sommeil, de maladies cardiovasculaires et de troubles de l’apprentissage. D’après l’Agence Européenne pour l’Environnement, le bruit serait à l’origine de plus de 66 000 cas de mortalité prématurée par an en Europe.

Dans le contexte professionnel, les salariés en open space sont plus nombreux à avoir un risque élevé de dépression que les autres (10 % contre 8 %). Investir dans le traitement acoustique, c’est agir sur la prévention des risques psychosociaux, réduire l’absentéisme et renforcer l’attractivité de l’entreprise.

Nos solutions acoustiques de fabrication française, conçues pour protéger durablement la santé des salariés, ont déjà permis de préserver plus de 14 000 personnes. Avec 95 % de satisfaction clients et une technologie brevetée, notre accompagnement couvre l’ensemble du projet : du diagnostic initial à la mesure de réception, en passant par la fabrication et l’installation.

FAQ

La norme NF ISO 22955 recommande des niveaux compris entre 40 et 55 dB(A) selon l’activité. Au-delà de 55 dB(A), la concentration est perturbée. En pratique, un open space actif atteint souvent 60 à 68 dB(A), ce qui nécessite des mesures correctives.

Un diagnostic acoustique est la première étape indispensable. Il permet d’identifier les sources de bruit, de mesurer les niveaux réels et de définir un plan d’action ciblé. Nos logiciels acoustiques permettent de modéliser l’espace et de proposer un plan d’implantation adapté avant toute intervention.

Oui. Les études montrent que 73 % des salariés gênés par le bruit rapportent au moins une répercussion sur leur santé : fatigue, stress, troubles du sommeil, hypertension. Le risque de dépression est également plus élevé chez les salariés en open space que chez ceux en bureau fermé.

Remplissez le formulaire
pour télécharger la brochure de présentation de Continuum France

* Nous ne vendons et ne partageons pas vos informations.

Remplissez le formulaire
pour télécharger le catalogue

* Nous ne vendons et ne partageons pas vos informations.

Renseignez les champs suivants pour lancer le téléchargement :

* Nous ne vendons et ne partageons pas vos informations.

Informations de contact

Une question ? Un projet ? L’équipe de Continuum est à votre écoute du lundi au vendredi de 08h30 à 17h30.

35 rue du Dauphiné, 69960 Corbas

04 72 68 75 20

Envoyez-nous un message

Notre équipe s’engage à vous répondre dans les meilleurs délais
* Nous ne vendons et ne partageons pas vos informations.